Le temps comme matière
- 12 févr.
- 1 min de lecture

Sur un platelage en itauba, une lame remplacée révèle le contraste et rappelle une évidence : la matière vit. Autour d’elle, les lames ont pris leur teinte définitive. Ce gris dense, satiné, n’est pas une altération mais l’expression juste de l’essence exposée. L’itauba patine vite ; sous le soleil et les intempéries, il s’unifie, gagne en profondeur, révèle des nuances que le bois neuf ne laisse pas percevoir. Il ne s’agit pas d’usure, mais d’accomplissement. Accepter cette évolution, c’est intégrer le temps au projet.






























Commentaires